Céline : diplômée, éco-aventurière et protectrice des éléphants

02/11/2020

Diplômée de l'IAE Caen, Céline et son compagnon se sont lancés dans un tour du monde éco-volontaire en 2014, à la rencontre des espèces menacées. Partis pour 5 ans, ils sont finalement restés au Laos où ils gèrent un centre de préservation des éléphants.
Nous l'avons interviewée !

Quelle formation avez-vous suivie au sein de l’IAE Caen ?

 

J'ai fait la licence Management des Entreprises en 2004/2005, puis le master Management International au cours duquel je suis partie en Corée du Sud à l'université d'Ewha Womans University, puis j'ai terminé ma formation à l'IAE en faisant le master Contrôle de gestion et systèmes d'information en alternance.

 

Pourriez-vous nous parler de votre parcours ?

 

J'ai commencé à travaillé en juin 2007 pour l'équipementier automobile Magneti Marelli situé à Argentan. Ensuite, en mars 2009, j'ai travaillé en tant que contrôleur de gestion pour le fabricant de disques optiques MPO International, situé à Villaines la Juhel en Mayenne.

En 2014, nous avons décidé de tout quitter avec mon conjoint pour faire un tour du monde écovolontaire, nous préparions un véhicule depuis 3 ans, nous sommes partis pour travailler bénévolement dans les associations de protection de la faune sauvage. Nous avons démarré en Russie, puis avons continué notre périple en Mongolie, au Kirghizistan où nous sommes restés un an, puis sommes arrivés au Laos. Nous avons repris la gestion du Centre des éléphants il y a 4 ans, avons augmenté le nombre de visiteurs, secouru des éléphants victimes d'un trafic: 13 éléphants d'Asie échappent au zoo au Moyen-Orient

Nous gérons maintenant 70 employés, 34 éléphants, 6000 hectares.

 

Comment vous est venue l’idée d’un tour du monde éco-volontaire ? Vous pouvez nous parler de votre appétence pour la protection des espèces menacées ?

 

J'ai toujours aimé mon travail et mes collègues chez MPO, et pourtant, l'envie de revenir à un mode de vie plus simple prenait de plus en plus le dessus. Nous voyagions déjà dans des endroits assez reculés pendant nos vacances et il nous était de plus en plus difficile de revenir dans notre mode de vie occidental. Ce ne sont pas seulement les espèces menacées qui me paraissent importantes de protéger, mais aussi leur habitat, car dès qu'on protège les forêts par exemple, c'est tout un écosystème qui est préservé. Je pense que faire attention aux ressources de notre planète est simplement du bon sens, ce n'est pas une question d'être écologiste ou non, c'est juste normal et responsable.

 

Pourriez-vous nous donner des détails quant à votre projet ?

 

Avec mon conjoint, nous avons fait avancé beaucoup de projets (notamment la libération des éléphants à l'état sauvage), mais toutes nos activités sont financées à hauteur de 80% par les visiteurs. Le directeur du Centre, Sébastien Duffillot, essaie de trouver des fonds, mais cela est très difficile. 

Avec la Covid, nous n'avons plus de revenus, c'est donc tout notre projet qui est remis en cause. Nous avons donc besoin de trouver des moyens pour faire parler de notre action et de trouver des fonds soit auprès de particuliers (comme avec cette campagne que nous avions lancée : A SMALL CONTRIBUTION TO A JUMBO CAUSE organized by DES ELEPHANTS DES HOMMES), soit en trouvant des mécènes.

 

Il paraît que vous agrandissez l'équipe ? En quoi les étudiants intéressés par votre initiative peuvent-ils vous aider ?

 

Agrandir l'équipe est un grand mot, car nous n'avons pas les moyens de recruter. De mon côté et pour être tout à fait transparente, j'ai un salaire de 300€ maintenant par mois et c'est avant tout un choix de vie, une passion avant tout qui nous motivent tous les jours à travailler pour cette cause. Les étudiants intéressés peuvent nous aider en travaillant sur notre communication (il faut par contre que l'anglais soit parfait), en cherchant des mécènes, en trouvant des fonds auprès de particuliers. Un projet tutoré a d'ailleurs été mis en place avec des étudiants de l'IAE Caen.

 

Merci beaucoup à Céline pour le temps qu'elle nous a accordé. Et toutes nos félicitations pour ces belles initiatives, qui méritent d'être valorisées !
 

 

Céline : diplômée, éco-aventurière et protectrice des éléphants

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